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Toujours la même histoire – Article LNC

Article Journal Les Nouvelles Calédoniennes – Yoann Cambefort
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Les adversaires de Magenta cette saison ont probablement cette impression étrange de se retrouver à la place de Bill Murray dans le film « Un jour sans fin ». Dans cette comédie, le héros vit désespérément la même journée qui recommence sans cesse. Un scénario plus plaisant à observer qu’à vivre, comme le constatent les entraîneurs calédoniens ces derniers mois.
Ils ne semblent jamais loin de Magenta, mais perdent toujours largement. Samedi soir, où les caméras de la télévision avaient remplacé celle du cinéma, c’est Félix Tagawa coach de Hienghène qui s’y est collé. Avant le match il croit qu’il peut gagner, durant les toutes premières minutes il sent qu’il y a la place pour faire quelque chose. Ensuite il en prend deux dans la musette, puis son équipe revient un peu au score mais jamais totalement.
Et à la fin, ça fait 4-2 pour Magenta. « Ce qui fait la différence ce sont les buts » a très justement analysé Tagawa après le match. Comme une évidence. Il en va de la Coupe comme de la Super Ligue, pour gagner il faut marquer. Comme souvent, Magenta n’a pas eu à faire beaucoup plus mais c’est toujours largement suffisant. Surtout quand les meilleurs joueurs de Hienghène ratent beaucoup. Trop.
Maladresse. Bertrand Kaï a trouvé les poteaux à deux reprises, Roy Kayara a manqué un penalty, expédié dans la nuit de Numa-Daly. Des mésaventures qui n’arrivent jamais à Pierre Wajoka. L’homme providentiel des « Jaune » préfère centrer pour la tête victorieuse de Sansot à la 7e minute, avant de profiter des largesses défensives des « bleu-et-blanc » à la 13e pour expédier un missile dans la lucarne de Kalene.
Pour finir il maîtrise parfaitement son face à face avec le gardien pour tuer le peu de suspense qu’il restait à la 78e. Auparavant, l’inévitable Michel Hmaé avait mis sa main à la pâte au festival offensif, ou plutôt le pied, en profitant d’une énième mauvaise couverture de la défense du Nord pour se jouer à son tour du gardien (71e). En guise de lot de consolation, les joueurs de Hienghène pourront toujours se dire qu’il y a bien un domaine où ils font presque jeu égal avec Magenta : celui de la faiblesse défensive.

Carences. Aussi solide et rodée soit la machine de Magenta, Alain Moizan n’est toujours pas parvenu à régler ce détail récurrent, qui un jour, peut-être, finira par lui coûter cher. Pour l’instant le tarif est d’au moins un but par match, samedi c’était deux. D’abord sur un corner, où Yentao a surgi pour placer sa tête (37e) sans que personne d’autre ne saute.
Ensuite sur un « loupé » dans la surface de réparation qui a profité à Bertrand Kaï, toujours aussi incisif. Avec un tout petit peu plus de réussite, Hienghène revenait dans le match. « Il y a un vrai problème de concentration. On a du mal à rester concentré sur une longue durée. Il faut encore travailler sur ce point », concède Alain Moizan qui reste quand même plus que jamais en course pour le doublé coupe championnat.
Réactions
Alain Moizan, entraîneur de Magenta
« On tremble toujours face à une équipe comme Hienghène avec autant de qualité offensive. Il ne faut jamais se relâcher, on a pris des buts stupides. En seconde mi-temps j’ai réaménagé l’équipe en faisant rentrer un milieu de terrain pour mieux tenir le ballon. Ça nous a fait du bien. »
Félix Tagawa, entraîneur de Hienghène.
« On était bien en début de match, mais une erreur d’inattention nous coûte le premier but, un mauvais contrôle sur le deuxième et on se retrouve à devoir courir après le score. On prend des buts au mauvais moment, on essaye de revenir, on y est presque et puis on reprend un but derrière. Et surtout on ne marque pas nos occasions, c’est dommage, il y avait la place. »

Gaïtcha explose Qanono
Dans l’autre quart de finale disputé samedi et diffusé sur NC1ère, les téléspectateurs ont également eu droit à de nombreux buts même si le résultat (4-0) ne reflète pas forcément le match.?Dans une rencontre plutôt ennuyeuse, Gaïtcha n’a pas particulièrement brillé pour passer en demi-finale. Mais les partenaires de Marius Bako étaient tout de même très au-dessus des joueurs de Maxime Kecine pensionnaires de Promotion Honneur.
Qanono n’a jamais semblé en mesure de faire jeu égal avec le cinquième de Super Ligue et ses contre-attaques tranchantes. La plupart d’entre elles se sont conclues par des occasions de buts, quatre ont fait mouche par Jim Ouka (double buteur), Patrick Diaike et surtout l’incroyable numéro 7 Brian Ausu.?Présent depuis quelques matchs dans l’équipe première de Gaïtcha le virevoltant ailier a réalisé une prestation époustouflante, ponctuant son festival d’un but en solitaire après avoir dribblé trois joueurs.

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