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L’équipe TYPE 2016 – Journal LNC

Le service des sports du Journal Les Nouvelles Calédoniennes vous propose de découvrir les onze joueurs qui ont marqué la saison de Super Ligue. Une équipe offensive, rapide, talentueuse, où Bertrand Kaï est à la fois buteur et capitaine.

Le pressing d’Alphonse Tokotoko, la sérénité de Joël Wakanumuné, le jeu collectif de Romain Painbeni, et la vitesse de Bertrand… Retrouvez l’équipe TYPE 2016 composée par le quotidien Les Nouvelles Calédoniennes, ainsi que le meilleur entraîneur, le meilleur espoir, le meilleur gardien et la meilleure équipe qui ont été désignés par leurs pairs (votes des 13 coachs de Super Ligue + le Sélectionneur Thierry Sardo).

TEXTES : service des sports LNC, Anthony FILLET – www.lnc.nc

Gardien
Nicodem Hmaen (Tiga)
Un physique de rugbyman. Plutôt avant puissant qu’arrière rapide. Le dernier rempart de Tiga a plusieurs fois sorti de gros matchs, multipliant les parades et permettant à son équipe de rester un temps troisième défense la plus hermétique de Super Ligue. « Il est bon, hein, sourit le sélectionneur calédonien, Thierry Sardo. Il est jeune. J’ai voulu le prendre en sélection mais il n’avait pas son passeport… » Quelque chose nous dit qu’on le reverra. Quelque chose comme… le talent, sûrement.

Défenseurs
Emile Béaruné (Patho)
« Tu as vu son tacle, samedi ? Il arrive les deux pieds en avant. C’est sa spécialité ! » Voilà ce que nous disait récemment un joueur de Kunié. Il n’a pas tort tant Emile impressionne physiquement. Un attaquant tenant à ses jambes ferait mieux de s’écarter. S’il ne le fait pas, il aura tout de même beaucoup de mal à passer, car avant d’être un tacleur incisif, le Maréen de 26 ans est un arrière décisif. Son binôme à Patho avec Ludovic Wakanumué a été costaud, régulier. Emile, joueur complet à la relance inspirée, est un pilier de la sélection.

Dick Kauma (Lössi)
La force tranquille. Contrairement à son jeune partenaire défensif Pierre Kauma, régulier et très prometteur, Dick, 28 ans, n’a pas été présent à tous les matchs, notamment en début de saison, mais quand il a joué il a clairement impressionné, dégageant une grande sérénité dans ses interventions. Le patron de la défense centrale.

Roy Kayara (Hienghène)
S’il a manqué les derniers matchs pour une blessure au genou contractée en sélection contre la Nouvelle-Zélande, celui qui joue défenseur central à Hienghène et milieu ou ailier avec la Calédonie a encore régalé cette année. Un sens de l’anticipation aiguisé, un joli toucher de balle et toujours cette folle capacité d’accélération, de percussion. Des remontées de balle de 70 mètres, il en a souvent fait cette saison. A 26 ans, Roy Kayara reste le principal « joueur frisson » du territoire.

Milieux
Joël Wakanumuné (Magenta)
Son duo avec Cédric Sansot à la récupération est souvent cité en exemple par les entraîneurs. Pas un hasard, d’ailleurs, si les deux joueurs de Magenta sont également associés en sélection. Joël, 30 ans, revenu en début de saison sur le Caillou après huit années en Métropole, a amené une expérience, une sobriété technique et une intelligence tactique rares en Calédonie. Peu de dribbles tentés pour le frère du défenseur et capitaine de l’ASM, Loïc, mais surtout peu de ballons perdus. Un vrai métronome, efficace.

Alphonse Tokotoko (AS Mont-Dore)
Mieux vaut l’avoir avec soi que contre. Corps voûté, regard fixé sur le ballon, « Toko fois deux » a livré une grosse saison. Placement intelligent, récupération hargneuse et relance simple, il a canalisé son impulsivité, gagné en régularité. « Pour moi, c’est le meilleur à son poste en Calédonie, tranche son futur entraîneur, Romuald Martinez. Il devrait être en sélection, mais on me dit qu’il est trop vieux… Quand tu vois son niveau, franchement…» Le Javier Mascherano de l’AS Mont-Dore. Indispensable.

Henri Caroine (Patho)
« Les transversales de Caroine, ça fait beaucoup parler », rigole l’entraîneur maréen Jimmy Waïa, fan de son expérimenté international tahitien, 35 ans. « Il a apporté sa sérénité, sa régularité, sa vision du jeu. C’est un joueur qui assure l’équilibre de l’équipe. » Souvent capitaine, l’ancien milieu de Magenta a assuré devant la défense, dans les interceptions, les tacles, les têtes, comme dans la relance. Courte ou longue. Les fameuses « transversales de Caroine »…

Romain Painbeni (Lössi)
Solide milieu axial en première partie de saison, le joueur de 32 ans a ensuite basculé plusieurs mois en avant-centre, remiseur et collectif, point d’appui idéal pour lancer des flèches sur les côtés et ou en plein cœur. Bon de la tête et tireur de penalties, Romain, qui l’an prochain pourrait prendre du recul avec le terrain, a joué un rôle clé dans la saison de Lössi.

Joseph Athalé (Wetr)
Il a commencé le championnat en milieu récupérateur, quand ce n’était pas en défenseur central ou en latéral pour dépanner, comme il l’a aussi fait en sélection. Il est ensuite monté de plusieurs crans, marquant une fois un quintuplé. Parfois avant-centre, plus souvent milieu relayeur ou en soutien de l’attaquant, le vainqueur des Jeux du Pacifique 2015 a succédé à Fabio Kela comme capitaine de Wetr, avant, sur la fin, de céder le brassard au prometteur numéro 6 Iller Hnauk. « Jo », précis sur coup de pied arrêté, termine troisième meilleur buteur (17) de Super Ligue derrière les numéros 9 Némia et Kaï.

Attaquants
Kévin Némia (Magenta)
Arrivé après avoir soulevé la Coupe de Tahiti avec Dragon alors que la Super Ligue avait commencé depuis un mois, le gaucher, co-meilleur réalisateur (24) du championnat la saison passée sous les couleurs de Wacaélé, a fait mieux en 2016 avec 25 buts inscrits. Si on a souvent entendu son entraîneur, Alain Moizan, s’agacer quand le Maréen manquait des occasions, il peut être satisfait de l’impact de son attaquant, lequel a largement contribué au 10e titre de champion de l’ASM. Le duo formé avec Paul Roiné, joker de mi-saison, est redoutable.

Bertrand Kaï (Hienghène)
Sa première partie de saison a été un festival, avec notamment cinq doublés, quatre triplés et un sextuplé, pour 29 buts marqués en 12 matchs. Ce fut un peu moins flamboyant par la suite, la faute à la fatigue et aux blessures. Mais le capitaine de la sélection calédonienne a remis le turbo sur la fin pour terminer avec un total, à peine croyable, de 39 buts en 22 rencontres. A 33 ans, le meilleur joueur océanien 2011 reste au top. Il mériterait une statue aussi majestueuse que la poule baignant dans la baie de Hienghène.

Les jokers
Sur notre long banc, on y trouve le gardien Mickaël Ulile (Gaïtcha), les défenseurs Loïc Wakanumuné (Magenta), Georges Béaruné (Magenta) et Pierre Kauma (Lössi), les milieux Adrien Poatyie (Poindimié), Didier Simane (Gaïtcha), Joerisse Cexome (Lössi), Mone Wamowé (Lössi), Cédrick Sansot (Magenta), Jacky Meindu (USC) et les joueurs offensifs Alexandre Guacar (Poindimié) et Bryan Ausu (Gaïtcha).

LES OSCARS 2016
Les entraîneurs plébiscitent Kaï, Drahusak, Ulile et Patho

Le Service des Sports LNC a demandé leur avis aux coachs. Voici le résultat de leurs votes pour la saison 2016.

Meilleur joueur : Kaï devant Wakanumuné
Le duel a été serré, intense. Pour désigner le joueur de l’année en Super Ligue, les 13 équipes de Super Ligue (pour Bélep/Mont-Dore, c’est le président, Isaac Teanyouen, qui s’est prononcé), plus Thierry Sardo, sélectionneur calédonien, ont été sollicités pour lister trois noms, dans l’ordre. Ce qui, au final, donnait 3 points pour le premier choix, 2 pour le deuxième et 1 pour le troisième. A ce petit jeu, c’est l’attaquant et capitaine de Hienghène, Bertrand Kaï, 33 ans, meilleur buteur (39 !) de la saison, qui a terminé en tête avec 24 points.
Le milieu défensif de Magenta Joël Wakanumuné, 30 ans, finit 2e avec 19 points. Il devance le polyvalent défenseur de Hienghène Roy Kayara (8), le buteur de Magenta Kévin Némia (8), le milieu de Wetr Joseph Athalé (4), le défenseur de Lössi Pierre Kauma (3), celui de Patho Emile Béaruné (3), l’ailier de Hienghène Brice Dahité (3) et l’ancien meneur de jeu de l’USC Jacky Meindu (3). Mone Wamowé (Lössi, 2), Auguste Washetine (Patho, 2), Jonas Teanyouen (Bélep, 2), Cédric Sansot (Magenta, 1), Henri Caroine (Patho, 1) et Bryan Ausu (Gaïtcha, 1) ont également été cités.

Meilleur entraîneur : Drahusak devant Moizan
Arrivé en début d’année à Lössi, Stéphane Drahusak, ancien coach de l’AS Mont-Dore, a bouclé la saison sur une série de 20 matchs sans défaite en championnat. Insuffisant, toutefois, pour prendre le titre à Magenta. Il se consolera avec le statut d’entraîneur de l’année, désigné par ses pairs. Il cumule 6 voix, plus qu’Alain Moizan (Magenta, 3), Eric Louis (Tiga, 2), Félix Tagawa (Hienghène, 1) et Jean-Jacques Kavivioro (Poindimié, 1).

Meilleur gardien : Ulile devant Ixoee
Il aurait aussi pu être élu meilleur espoir. Mickaël Ulile, néo-international de 19 ans, n’a pas pu empêcher la relégation en PH de Gaïtcha mais il a impressionné par ses arrêts et sa maturité. Avec 4 voix, il fait mieux que Steeve Ixoee (Magenta, 3), Thomas Schmidt (Lössi, 2), Jacques Wazizi (USC, 2), Nicodem Hmaen (Tiga, 1), Raymond Saihuliwa (Wetr, 1) et Jean-Luc Washetine (Patho, 1).

Meilleur espoir : Ausu et Houala à égalité
Avantage aux attaquants. Bryan Ausu (Gaïtcha, 3 voix) et Warren Houala (Hienghène, 3) se partagent les honneurs, devant le défenseur central Pierre Kauma (Lössi, 2) et les milieux créatifs Alexandre Guacar (Poindimié, 2) et Joseph Athalé (Wetr, 2). Le milieu axial Pothin Poma (Hienghène, 1) et l’ailier David Wadra (USC, 1) sont derrière. L’avenir de la sélection calédonienne, il est là.

Equipe surprise : Patho largement en tête
Le promu maréen a séduit cette année. Par sa fougue, son jeu offensif, sa puissance, sa défense, aussi. Avec 11 voix, Horizon Patho écrase la concurrence. Hienghène (1), Ne Drehu (1) et Bélep/Mont-Dore (1) se partagent les miettes.

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